Ce prix, organisé par le CRILJ31 depuis 3 ans, a pour vocations :
- de proposer une sélection thématique d’ouvrages de litterature de jeunesse à des élèves de C3 et de collège afin qu’ils se déterminent, après un travail avec leur enseignant(e), sur le choix de celui qui, à leur avis, explore le mieux la thématique citoyenne choisie. Les élèves sont ainsi amenés à argumenter et à prendre une posture de lecteur expert
- Au delà de cette vocation littéraire, le projet vise à aborder des thématiques citoyennes auxquelles les élèves d’aujourd’hui sont confrontés et à produire des débats citoyens autour de la thématique. Après avoir réfléchi à l’empreinte du présent sur l’environnement la 1ère année, la 2nde année a été consacrée aux questions de genre. Cette année, le choix s’est porté sur la question du harcèlement scolaire.
Cette année, 6 classes ont été impliquées dans ce projet : 2 classes de CM de l’Ecole Michelet à Auterive, 2 classes de CM de l’Ecole Zola à Auterive, 1 classe de CM de l’Ecole de Frouzins et 1 classe de CM de l’Ecole Pierre Fons de Muret.
4 albums étaient proposés aux élèves :
Rouge, Jan de Kinder, Didier -2011
Je n’ai rien dit, Stéphanie Boyer, Elisa Gonzales, Les 400 coups – 2022
Lulu et les grosses morues, Laurent Houssin, Gwenola Morizur, Goater – 2020
Un petit geste, Jacqueline Hoodson, E.B. Lewis, D’Eux – 2021
Pourquoi des albums pour des élèves de CM ? L’objectif, dans ce projet, n’est pas de rentrer dans une lecture longue mais d’amener les élèves à définir dans le texte et dans l’image les éléments qui vont déterminer le choix final. Il est aussi de travailler la lecture de l’image, ce qui se fait trop peu à l’école, alors que les jeunes d’aujourd’hui vivent dans un monde de l’image et n’ont pas toujours les outils pour la lire avec un esprit critique.
Voici le procès-verbal du vote final de l’ensemble des classes participantes :
Voici les arguments des élèves ayant plebiscité cet ouvrage :
- les illustrations sont « très parlantes », les expressions de visage nous aident à cerner les personnages
- l’engrenage du harcèlement, la montée en puissance des faits sont bien traduits
- le rôle de « témoin » est bien mis en avant, puisque c’est le narrateur.
- la répétition lancinante de la phrase Je n’ai rien dit donne un rythme crescendo à l’histoire. On a hâte de savoir comment ça va se terminer.